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Le collège
du Nonnenbruch s'est engagé dans un projet de sensibilisation
à la danse avec la Filature en y associant les élèves
déficients auditifs.
Le
collège de Lutterbach est devenu, depuis la rentrée,
un pôle d'intégration de huit élèves
déficients auditifs, en partenariat avec le Phare d'Illzach
: cinq en 6e E, trois en Segpa (section d'enseignement général
et professionnel adapté).
L'établissement va plus loin encore, en associant ces huit
jeunes, avec quatre autres scolarisés au Phare, au projet
de sensibilisation à la danse mis en place par la Filature
de Mulhouse : "La danse dans tous ses états".
Vivre une expérience ensemble
"Ce projet est intéressant,
puisqu'il choisit la danse comme moyen de communication, même
si, au départ, il n'était pas prévu pour
des déficients auditifs : il a été modulé
en fonction du handicap", explique Michèle Vogel,
directrice de la Segpa.
Il est, en effet, également mené au collège
Villon de Mulhouse et à Sainte-Marie-aux-Mines. Mais
à Lutterbach il prend une dimension particulière,
puisqu'il "permet aux entendants et aux malentendants de
vivre une expérience ensemble".
Il fait suite à une première collaboration entre
la Segpa et la Filature, l'an passé, dans le cadre du
« mois de l'audition », où les jeunes Lutterbachois
ont appris les rudiments de la langue des signes et assisté
à un spectacle élaboré par des comédiens
sourds.
Le projet est porté, pendant un semestre, par deux professeurs
d'éducation physique et sportive : Marie Kern et Christian
Ehret.
Ils sont secondés par Laetitia Riss, une aide à
la vie scolaire qui traduit en langue des signes exposés
et consignes aux enfants malentendants.
Concrètement, les élèves de Segpa, de 6e
E et les quatre jeunes du Phare sont répartis en deux
groupes. Pendant que les uns vont à la piscine, les autres
bénéficient de l'initiation à la danse.
Avant les vacances de février, Laurence Rollet, attachée
aux relations avec le public à la Filature, a présenté
le parcours aux écoliers. "L'objectif n'est pas
de faire de vous des danseurs étoiles, mais de vous faire
traverser des notions essentielles de la danse : espace, rythme,
conscience de son corps", les a-t-elle avertis, tout en
faisant le lien avec leurs pratiques d'ados : "La danse
se nourrit de théâtre, de musique ; on utilise
aussi la parole, la voix, la respiration. Mais ce qui domine,
c est le geste. C'est une pratique artistique, c'est cela la
différence d'avec le sport".
Le langage des signes a beaucoup influencé les chorégraphes
Pour elle, le projet est "intéressant,
car les sourds sont des personnes très visuelles et le
langage des signes a beaucoup influencé les chorégraphes".
La preuve, on la trouve dans la deuxième séance,
consacrée à des vidéos qui font découvrir
aux élèves l'histoire de la danse.
Troisième étape : le déplacement au centre
chorégraphique de Mulhouse, pour découvrir un
cours donné à des professionnels. Après
quoi, la Compagnie Louis Ziegler proposera un petit spectacle
au collège, suivi de trois ateliers de pratique chorégraphique.
Enfin, les élèves assisteront, en juin, à
un "spectacle contemporain, un vrai de vrai", qu'ils
pourront apprécier en spectateurs avertis.
Antoinette Ober (Journal
L'Alsace 28 février 2008)
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