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EISE : la presse en parle...

Avec leurs deux professeurs (ici Sophie Wilhelm), ces élèves de 3e se familiarisent avec la verrerie de laboratoire : fioles jaugées et autres éprouvettes… Photo DNA – K.D.

La classe Eise (pour Enseignement intégré des sciences expérimentales) du collège de Lutterbach arrive au bout de sa période expérimentale. Elle sera renouvelée.

Les premiers élèves de 3e Eise sont maintenant en terminale. La plupart d’entre eux se sont dirigés vers une section scientifique ou technologique. « Sur 26 élèves, douze ont décidé de faire une faculté de médecine. C’est énorme, s’étonne Sophie Wilhelm. La classe Eise leur a fait aimer les sciences ».

La professeure de sciences et vie de la terre est à l’origine de cette expérimentation, en partenariat avec son collègue Jérémie Hingre, professeur de sciences physiques et chimie. Au départ, les deux enseignants avaient monté un atelier scientifique. « La principale de l’époque, Fabienne Rusterholtz nous a poussés à créer un projet. Petit à petit, l’équipe est devenue pluridisciplinaire. Pratiquement toutes les matières sont maintenant représentées : le français (Nathalie Schiro), les arts plastiques (Brigitte Laurent), l’histoire-géographie (Martine Rak), la technologie (Philippe Delanoue)… ».

Pour intégrer la classe de sciences, il n’est pas indispensable d’être super fort dans ces matières. « Nous ne voulons pas une classe d’élite, pas du tout. Nous recherchons des élèves plutôt motivés, qui ont envie d’apprendre. L’un des objectifs de l’Eise, c’est de donner des outils à nos élèves pour qu’ils apprennent à observer par eux-mêmes. Par exemple, en français, l’idée est de les faire réfléchir et travailler sur l’argumentation. »

Deux heures, deux professeurs

Le nucléaire, les OGM… sont autant de sujet que l’on peut travailler à cheval sur plusieurs matières. « Il y a une bonne cohésion dans l’équipe. On n’a pas le choix. » Durant les deux heures supplémentaires octroyées à la classe, deux professeurs sont présents en même temps. « On cherche à leur donner des outils pour mieux aborder le lycée. La communication, et en particulier l’expression orale, joue un rôle important, à travers des exposés et des diaporamas. « On arrive à faire ressortir certaines qualités » chez ces jeunes. Dans un sondage, « les anciens élèves remarquent qu’ils ont appris l’autonomie et à ne pas cloisonner les matières ». Autre avantage, « on a le temps de leur apprendre à travailler en équipe ». Pour Sophie Wilhelm, « cette expérience a porté ses fruits. Les élèves sont satisfaits d’être passés par ce cursus ». La classe Eise, la seule de l’académie de Strasbourg, sera reconduite l’année prochaine.

Des outils communs

« Aujourd’hui, on aborde la chimie pour leur apprendre à manipuler de la verrerie. » Pour ces travaux pratiques, les élèves ont revêtu leur blouse blanche et leurs lunettes de protection. Ils sont trente dans la classe, ce qui représente un nombre élevé dans un labo. Jérémie Hingre multiplie les recommandations pour que le matériel reste intact. « Avec la pissette, vous me remplissez précisément la fiole jaugée et l’éprouvette, sans les casser. » Sophie Wilhelm aide son collègue et passe dans les rangs pour voir les résultats. « Les élèves vont se rendre compte que ce sont des outils qu’ils vont utiliser aussi bien en chimie qu’en SVT. »

Les Dernières Nouvelles d'Alsace - K. D. - 29 mai 2013

 

 

 

 

À Lutterbach, une classe qui donne le goût des sciences

Expérience unique dans l’académie, la classe de 3e EISE (enseignement intégré des sciences expérimentales), au collège de Lutterbach, est plébiscitée par les élèves et leurs parents. Autonomie, rigueur scientifique, aisance à l’oral, esprit critique, autant d’atouts prisés avant l’entrée au lycée. Expérience unique dans l’académie, la classe de 3e EISE (enseignement intégré des sciences expérimentales), au collège de Lutterbach, est plébiscitée par les élèves et leurs parents. Autonomie, rigueur scientifique, aisance à l’oral, esprit critique, autant d’atouts prisés avant l’entrée au lycée.

L’an dernier, au collège de Lutterbach, une soixantaine d’élèves de 4e étaient candidats pour passer en 3e EISE.De quoi remplir deux classes d’enseignement intégré des sciences expérimentales. «Malheureusement, nous ne pouvons financer qu’une seule classe », regrette Sophie Wilhelm. Seuls 30 élèves ont donc été sélectionnés, sur lettre de motivation et après un entretien.

Professeur de sciences de la vie et de la terre (SVT), SophieWilhelm est à l’origine, avec son collègue Jérémie Hingre, qui enseigne la physique-chimie, de ce dispositif unique dans l’académie. En2007, ils créent un atelier scientifique. En 2008, encouragés par la principale de l’époque, Fabienne Rusterholtz, ils montent de toutes pièces le projet d’une classe où l’enseignement serait décloisonné, avec non seulement des ponts permanents entre physique-chimie et SVT, mais aussi des passerelles vers les autres matières. En 2009, la première promo de 3e EISE fait sa rentrée.

« Ce n’est pas seulement une option avec deux heures de sciences supplémentaires le jeudi après-midi, insiste Sophie Wilhelm. Ce n’est pas non plus une classe d’élite. C’est une classe pour des élèves curieux, qui ont envie de faire un travail différent. » Nucléaire, OGM, énergies renouvelables, fabrication de parachutes pour des oeufs… Autant de thèmes abordés et d’expériencesmenées au fil de l’année.

C’est important que la science ne soit pas repliée sur elle-même.

Ce jeudi-là, la classe a pour mission de réaliser une échelle de teintes pour déterminer par colorimétrie le pourcentage de cuivre dans une pièce de dix centimes. Les élèves sont à trois par paillasse, blouse blanche sur le dos et lunettes de protection sur le nez. Jérémie Hingre et Sophie Wilhelm circulent dans les rangs pour observer et conseiller les élèves. « Nous sommes toujours deux enseignants pour ces cours, explique la prof de SVT. Parfois même un troisième nous rejoint. Les élèves peuvent avoir la surprise de voir un prof d’histoire venir au labo… C’est important que la science ne soit pas repliée sur elle-même mais ouverte à d’autres domaines. »

Et quand les sciences sortent du cadre, cela donne l’étude d’oeuvres scientifiques avec la prof d’arts plastiques Brigitte Laurent, la réalisation de diaporamas, la construction d’un site internet avec le prof de technologie Philippe Delanoue, la lecture de textes de Marie Curie, suivie d’un débat sur les risques de la science… « C’est une chouette expérience, témoigne Nathalie Schiro, la prof de français. Les élèves apprennent à argumenter, cela les prépare à la fois pour le sujet de réflexion au brevet et pour les dissertations en seconde. »

Les élèves gagnent beaucoup en maturité.

La classe EISE, c’est aussi des sorties, cette année par exemple au Planétarium et au Jardin des sciences de Strasbourg, ou encore des TP au lycée Schweitzer avec du matériel sophistiqué. « C’est surtout une classe qui donne aux élèves des outils et les incite à avoir un regard critique, une réflexion sur notre société, poursuit Sophie Wilhelm. Et il y a une émulation, un esprit d’équipe, d’entraide : les élèves s’entendent entre eux pour avancer. Ils gagnent beaucoup en maturité. »

Un questionnaire est soumis chaque année à tous les anciens élèves d’EISE et à leurs parents. Les réponses révèlent à quel point cette classe est considérée comme une plus-value. Des collégiens qui gagnent enconfiance, en autonomie… et développent un vrai goût pour les sciences. « Sur les 26 élèves de la première promo, 19 étaient cette année en terminale S, dont 12 iront en fac de médecine à la rentrée », se réjouit SophieWilhelm. C’est particulièrement frappant pour les filles : 88 % de celles de la troisième promo seront en 1e S l’année prochaine.

« On estmotivé, on aime tout ce qui est TP, expérimentation, travail en groupe », témoigne Lucas. « On s’entend tous bien et les profs sont sympas », complète Feriel. Cette relation différente avec les enseignants explique aussi le succès de la classe EISE. « Cela demande beaucoup de boulot, mais c’est tellement enthousiasmant, on a un réel plaisir à venir le jeudi après-midi », confie Sophie Wilhelm. Alors que l’expérimentation devait durer trois ans, la cinquième promotion fera sa rentrée en septembre.

L'Alsace - Julie Tassetti - 19 mai 2013


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