À
la veille des vacances, une petite cérémonie a marqué
non pas la fin du premier trimestre, mais « l'aboutissement
d'une année de réflexion et de collaboration qui a
démarré en 2006 », au collège de Lutterbach.
Aboutissement qui s'est concrétisé par la signature
d'un contrat d objectifs 2007-2011 entre la principale, Fabienne
Rusterholtz, et l'inspecteur d'Académie du Haut-Rhin, Gilles
Petreault, l'inspecteur pédagogique régional Jean-Michel
Koch apportant son expertise dans la mise en oeuvre et l'évaluation
des actions prévues.
Le travail du conseil pédagogique de l'établissement
a commencé par une auto-évaluation, qui a conduit
« à analyser les points forts et les points faibles
ainsi que d'éventuels recentrages. Des objectifs stratégiques
et des moyens évolutifs pour les atteindre ont ensuite été
définis », a résumé Mme Rusterholtz.
Parmi les points forts, on peut relever une population scolaire
très variée, la stabilité des équipes
pédagogiques, très peu de retard à l'entrée
en 6e, une réussite honorable au brevet de 83 %. L'orientation
en seconde générale et technologique varie selon les
années : de 55 % en 2005, elle est passée à
68 % en 2007. Parmi ces lycéens, 60 % ont intégré
une filière scientifique ou technologique.
Une
image d'ouverture
Le
collège du Nonnenbruch accueille également une filière
bilingue allemand-français, des actions de prévention
des violences et de la santé et « des activités
pédagogiques diversifiées avec une ouverture sur l'environnement
social, culturel et pédagogique sur Lutterbach ». Il
donne « une image architecturale accueillante qui peut symboliser
cette image d ouverture », surtout depuis la restructuration
de la cantine.
Parmi les points faibles, la principale a relevé «
depuis quelques années, une augmentation du nombre de familles
en difficultés financières, avec un taux de boursiers
passé, en quatre ans, de 12 à 24 ». Le score
moyen à l'évaluation d'entrée en 6e est en
régression : 65 % en 2004, 55 % en 2007 en français,
respectivement 66 % et 60 % en maths. Les redoublements sont importants
en 6e, variables en fin de 3e, selon les possibilités d'affectation
des élèves.
«
Les élèves au centre du contrat »
Le
conseil pédagogique, l'équipe de direction et l'autorité
académique s'engagent donc à agir pour maintenir les
taux de passage en seconde générale et technique,
atteindre les compétences du socle commun en assurant un
taux de réussite de 75 à 80 % au brevet et de 80 %
des jeunes de Segpa au certificat de formation générale.
Le troisième objectif vise à assurer l'autonomie de
l'élève, clé de la réussite au lycée.
L'inspecteur d'Académie a salué ce « contrat
d'objectifs qui équivaut à un changement de perspective
en trois termes : on met les objectifs sur les élèves,
qui sont au centre du contrat ».
Un engagement qui paraît « simple, car il se résume
en une feuille recto-verso, mais qui est complexe, car toute la
machinerie, tout l'établissement doit se mettre en place,
dans une mobilisation de toute la communauté scolaire ».
Antoinette
Ober. Journal L'Alsace, 5 janvier 2008
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